dimanche 7 octobre 2007

La pampa bolivienne

La pampa à perte de vue...
De retour à la civilisation après 1 mois dans des estancias (fermes) perdues dans l´immensité de la pampa bolivienne. Finalement, ce n´était pas la jungle mais bien la pampa avec ces îles de palmiers où se retrouvent toute la faune locale (facilement observable). C´est dans ces îles que nichent mon protégé, la "paraba barba azul" ou le perroquet à barbe bleue si vous préférez. C´est un espèce de perroquet, endémique au Beni, qui est dénombré à 100 individus environ... Duant ce mois, j´ai fait office de gardienne pour un couple de "parabas". Caché dans ma cache, je protégeais le nid contre l´attaque de méchants prédateurs (0 attaque...). Le temps file tranquillement dans la pampa, heureusement qu´une myriade d´animaux me tenait également compagnie!!
Les îles de palmiers Un petit fourmilliers au garde à vous, heureusement que ses 30 cm ne font pas trop peur!!
Évidemment, comme je suis en Amérique du Sud, rien ne se déroule comme prévu. J´ai dû patienter 1 1/2 semaine avant de rentrer sur le terrain (problèmes de bus, de grève, de camion, ...) et une autre semaine pour sortir!! Là, c´était la fumée qui était en cause, couvrant toute la région du Béni et de Santa Cruz rendant impossible tout vol en avion. Donc, l´équipe qui devait venir me chercher ne pouvait pas décoller de l´autre estancia... La fumée provient des feux que les travailleurs partent pour brûler la pampa et la rendre plus fertile paraît-il...
Une trace de jaguar où de lynx???
Ce mois au Beni, m`a permis de vivre au rythme des fermiers dans des coin vraiment reculé. Ici, les chemins sont très sommaires et dès que le temps des pluies commence, tout ce voyage par avion!! Je peux vous dire qu´il fait chaud dans ce coin-là, rendant obligatoire la sieste dans le hammac tout les jours..
Un petit cadeau du Québec, merci au deputé provincial de Chauveau, monsieur Gilles Taillon!!
J´ai resté chez 2 familles de travailleurs. Pour un salaire de misère (58$ par mois et 87$ avec la famille) mais considéré normal en Bolivie, ils travaillent pour un riche propriétaire. Qui dit riche ne veut pas dire que la ferme l´est, très très sommaire en ce qui concerne les bâtiments avec seulement de l´eau dans le puit, cuisine sur le feu, pas d´électricité... Heureusement, je suis tombée sur 2 familles bien sympathiques qui m´ont acueuillies les bras grands ouverts.
Ana et Shyni de l`estancia Palmalsol
Gladi, Misael et Aliset de l`estancia Palmasol
Ici, tout se mélange joyeusement: les habitants, les chiens, les chats, les poules, les coqs (qui chantent au milieu de la nuit), les cochons, les vaches à corne et les chevaux... Durant le milieu de la journée, tout le monde recherche un peu d´ombre et c´est la sieste!!
La chaleur à aussi des côtés positifs, les fruits!! Dans la 2 estancias, il y avait des dizaines d´arbres de mangues et d´avocats!! C´est tellement bon d`aller chercher sa mangue mûre fraîchement tombé de l´arbre!! Mais il faut faire vite car les vaches et les chevaux aiment bien également ces fruits succulants!!
Je suis un marchand de boeufs et je suis très malheureux...
Ref. Astérix!!
Avec ces gens de campagne, je me suis promené en cheval à la découverte de la pampa, j´ai mangé des mets exotiques (du crocodile, du tatou, des oeufs d´autruche, du pirania) et j´ai partagé leur quotidien "toride". malheureusement, les points d´eau sont rares pour se baigner ou plutôt ils sont tous remplis de croco... Il paraît qu´ils ne sont pas dangeureux mais à voir la grandeur de leur geule, ca m´enlèle l´envie de me baigner!! Avant de partir, mon supérieur s´est même fait croquer le doigt par un pirania... dangeureux, la vie de biologiste!!
Un nid d`autruches Croco...

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Bonjour Vanessa, il y avait longtemps qu'on avait eu de tes nouvelles ;-) C'est toujours intéressant que tu partages tes expériences avec nous, ce que tu vis est loin d'être banal. Bonne continuité et à la prochaine, Marielle