samedi 4 août 2007

Uyuni-Potosi-Sucre

Une traversée d`un autre petit salar
Un lama faisant la pose Montagnes pleines de couleurs

Un âne avec une charge bien particulière, oui oui il est attaché!!

L`altiplano, terre oscillant entre 3000 et 4000 mètres n`est pas du tout plat en Bolivie!! Les routes traversent de nombreuses montagnes et en vélo: monte, monte, monte, soufle, soufle, soufle, bois, mange, descend, descend, descend et monte, monte, monte, ... Avec des paysages toujours autant magnifiques. J`ai rencontré quelques fois sur le chemin des marchands de boeufs avec leurs animaux (j`ai toujours une petite frousse en passant devant un boeuf!). Ca me r`appelle toujours la chanson dans Astérix: Je suis un marchand de boeuf et je suis très malheureux. Vous ne pouvez pas imaginer la joie de descendre (monter c`est un peu plus dure!) une côte avec le vent dans le visage en admirant le paysage!! Malheureusement, les photos ne sont qu`un pâle reflet de la réalité, il manque la grandeur, le soleil, le vent et vous sur le vélo!!!

Levé de soleil de ma tente avec la lune en arrière plan Le Cerro Rico de Potossi
Est-ce que vous connaissez l`expression: Ca vaut un Potossi? Moi, non plus en faite, mais il semble que c`est une expression très courante en Espagne. Potossi a été construit autour d`une mine active depuis plus de 300 ans!! Les espagnols en ont tirés largement profit et c`est de là qu`est née cette expression. Cette ville a vu sortir un nombre incalculable de richesse et de mort également (8 millions en 300 ans...). Il paraît qu`avec tout l`argent (le métal) qui est sortie de la mine, il serait possible de faire une pont en argent de Potossi à l`Espagne et 3 ponts d`os humains... Il y a encore des milliers de personnes travaillant dans cette mine. Travail très dure physiquement mais lucratif!! 100 bol. par jour pour le travailleur de base soit 10x plus que le salaire moyen du pays. La mine est maintenant une coopérative mais les conditions de travail n`ont guèrent changer depuis 300 ans. Extraction manuelle du métal précieux avec une pioche et quelques fois de la dynamite, pousser les wagons remplient sur des rails en piètres conditions (environ 30 km de poussage par jour...).
Miniers au travail Je suis allée visiter la mine pendant quelques heures et ça ne m`a pas donné le goût de travailler là-bas pour tout l`or au monde!! De toute façon, les femmes ne sont pas admisent pour travailler dans la mine. Il semble qu`elles portent mal chance... L`histoire remonte à une statue que les espognols ont fabriquée pour faire peur aux indigènes et les forcer à travailler davantage. La statue représente le Tio qui selon la légende est marié à la Pachamama (terre nouricière) et ont ensemble des enfants représentés par les métaux précieux. Si une femme rentre travailler dans la mine, le Tio pourrait s`amouracher d`elle et adieu les enfants avec la Pachamama. Il y a encore plusieurs Tio dans la mine et les miniers viennent porter des offrandes quelques fois par mois (feuilles de coca, alcool) pour porter chance à leur recherche. Je souhaite bonne chance à tous les miniers!!!

Le Tio avec son signe de fertilité, regardez bien!! Dans les alentours de Sucre, je suis partie quelques jours marcher avec mon compagnon Catalan. J`ai parcourue la région des tisserands de Jalq`a pendant 3 jours. J`ai fait la connaissance du transport en commun des gens d`içi. C`est conviviale, une chose est sûre!! Le camion à passer tout droit l`où je devais débarquer alors j`ai eu le droit à la pente vertigineuse en serpentin dans ce bolide en première condition bien sûr!!

Route en sepentin, à éviter pour ceux qui ont le vertige!! La première partie de la randonnée emprunte un chemin Inca. La vallée est de toute beauté avec ces petits villages. Il est cependant difficile de rentrer en contact avec les habitants. Le Quecha domine et ma connaissance de cette langue gluturale est plutôt nulle (à améliorer). Je vous laisse sur quelques photos:

Ils sont un peu petit pour bien parler mais ils connaissent le mot "plata"!!

2 villages ont été construit à l`intérieur de ce cratère de météorite Je repars une nouvelle fois en "solita" à travers les chemins de la Bolivie. Nos routes se séparent avec mon compagnon Catalan Jaime. Il prend la direction du Paraguay et moi je continue vers l`ouest de la Bolivie. L`aventure se poursuit cependant, bonne route Jaime et à tous les cyclistes roulant en Amérique du Sud!!! En passant, merci Jaime pour toutes ces belles photos!! Le photographe de quasi la totalité des images c`est mon catalan favoris!!!

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Salut toi !!!
Que de beaux récits de tes aventures !!!
C'est une bonne idée que de développer tes narrations autour des activités humaines locales. Grâce à toi, on en apprend sur les bouts de pays que tu traversent et sur lesquels tu laisses ton souvenir, tout comme eux qui s'impregnent dans ta mémoire à jamais.
Tu sais que t'es cute avec tes lunettes de soleil !! On dirait une étoile filante qui s'est perdue sur Terre.
Fais attention à toi, et continue à garder la tête dans les nuages.
Hasta Luego querida Van.
xxxxxxxxxx Sylvain